Campi Flegrei DOC Falanghina 2016 ET 2017, Contrada Salandra.

Aujourd’hui c’est 2 dégustations pour le prix d’une. Même vin, deux millésimes différents. On est dans les Campi Flegrei, dénomination qui englobe une partie de la ville de Naples et les communes contiguës de l’ouest de la baie. Climat méditerranéen et sols de nature volcanique.

Le producteur en question est Contrada Salandra, un tout petit vigneron qui est également apiculteur (d’où les abeilles sur l’étiquette). Une vraie perle, pas très connu, sauf des amateurs locaux. 4,5 hectares cultivés avec les deux cépages locaux que sont la Falanghina en blanc et le Piedirosso en rouge. Il n’est pas certifié bio, mais d’après ce que j’ai pu lire il pratique ce type d’agriculture (et puis on imagine bien que quelqu’un qui élève des abeilles ne balancerait pas une tonne de produits chimiques sur sa vigne). L’élevage est en acier à 100%. Particularité du domaine, il ne sort ses bouteilles en commercialisation que quelques années après la vendange, chose il me semble assez unique dans la dénomination.

Pourquoi deux dégustations? Tout simplement parce qu’il y a quelques semaines j’avais bu la 2016, et ça avait été le coup de foudre. J’avais donc prévu de vous en parler, mais je n’avais pas pris de notes détaillées de dégustation (et la photo n’était pas terrible). Par souci de précision, je suis donc retournée chez le caviste à qui je l’avais achetée. Et là, drame, il n’y a plus la 2016, mais la 2017, nouveau millésime mis en vente en 2020. Tant pis, je la prends, et puis on verra bien, ça me donnera l’occasion de comparer les deux millésimes.

C’est hyper intéressant parce qu’il y a vraiment une différence. 2017 a été en Campanie une année un peu plus chaude et ça se sent dans le vin.

Alors au nez, dans mon souvenir, la 2016 était hyper marquée par des odeurs de cire d’abeille, (imaginez une odeur de miel mais sans l’impression de sucrosité). Il y avait des agrumes et un peu d’herbe séchée aussi. En revanche, la 2017, c’est beaucoup plus d’agrumes, de fruits exotiques (banane, ananas). Il y a aussi quelque chose qui évoque la tisane, tilleul et camomille dirais-je. Et pour finir, une légère odeur minérale de pierre sèche et chaude (vous voyez un peu les murets de pierre chauffés au soleil?).

En bouche, le 2016, et c’est ça qui m’avait marquée, c’était une impression de pureté, de fraîcheur quasiment cristalline. Ça filait droit au but et ça se terminait avec ce long final salin (les sols volcaniques, toujours eux). 2017 en revanche me paraît plus mûr, plus concentré en fruit. Il est un peu plus rond, moins acide tout simplement. Attention, aucune lourdeur, simplement je n’ai pas retrouvé cette cristallinité (désolée si ça n’est pas très précis, mais c’est à mon sens le mot qui décrit le mieux la sensation que j’ai eu en buvant le 2016). Et le final révèle un peu moins cette salinité, tout en étant long et d’une élégante amertume.

Résultat du match, les deux sont très bons, élégants, équilibrés, mais avec des profils un peu différents. Mon cœur à moi penche plus du côté du 2016. Je lui donnerais d’ailleurs une capacité de vieillissement de quelques années encore. Mais je ne sais pas si j’aurais la patience d’attendre si une bouteille me retombait entre les mains. Peut être juste le temps d’aller acheter des huitres. D’ailleurs je ne sais pas si je devrais vous le dire, mais on trouve encore quelques bouteilles de 2016 sur internet à 12 euros, regardez du côté du site call me wine, qui livre en France (ah oui, parce qu’en plus ça ne coûte pas très cher, en tout cas pour cette qualité).

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